Gouverner, pas régenter

 

La collégialité et la démocratie universitaires sont essentielles

  • Révision des statuts et des pratiques pour les démocratiser.

  • Partage transparent et régulier des informations et de la stratégie.

  • Des conseils qui délibèrent, pas des chambres d'enregistrement.

  • Faisons entrer les BIATSS et ITA dans toutes les instances pour la formation et la recherche où leur travail est concerné, au lieu de discuter uniquement entre enseignants-chercheurs et chercheurs.

 

Adaptons les structures au travail, pas le contraire

  • Faisons des 25 UFR, de l’école d’ingénieur et des 2 IUT les structures centrales de la nouvelle université, dotées des moyens humains, financiers et techniques pour fonctionner, au lieu de 3 grandes facultés omnipotentes.

  • Soutenons les réseaux construits par les chercheurs quels que soient les partenaires, au lieu de cantonner les coopérations de recherche à l'Université de Paris. Maintenons les structures mutualisées utiles issues de la COMUE qui fonctionnent bien (PERL, SAPIENS...). 

  • Une administration de proximité adaptée en taille et en compétences au service de nos missions ; des sites et des campus comme bonne échelle de la vie en commun.

 

De la déontologie dans nos pratiques et pas uniquement dans les mots

  • Insufflons de bonnes pratiques démocratiques dans les composantes à tendance mandarinale.

  • Promouvons l'engagement dans nos missions de service public : des enseignants/chercheurs et des BIATSS au contact des étudiants, équilibre des services entre Licence et Master.

Désexcellence

Sortons de l'idéologie de l'excellence

 

Oui à tous les publics

Nous accueillerons autant de bacheliers que le permettent nos capacités et nous adapterons les moyens aux publics divers afin que tous puissent réussir.

 

Oui au « saupoudrage » et à la diversité

Donner à chacun les moyens de travailler est plus efficace en termes de publications que de concentrer les moyens sur quelques privilégiés [Ref: Jean-Michel Fortin, David J. Currie, PLoS One, 2013 + https://www.nature.com/articles/d41586-019-00581-4].

 

Répartir les moyens de l'IDEX selon une nouvelle logique :

  • hausse des dotations récurrentes des labos

  • financement de projets bien évalués mais rejetés par l'ANR par manque de moyens

  • financement de petits projets (de type Bonus Qualité Recherche et Bonus Qualité Enseignement)

 

Pas de chaires d'excellence, car un enseignement et une recherche de qualité passent par des conditions de travail agréables pour tou.te.s. Multiplier les décharges pour recherche (jeunes MC, extension des CRCT…).

 

Limiter drastiquement la rémunération à la « performance ».

 

Libérons-nous des indicateurs

Arrêter le pilotage par les indicateurs dans tous les domaines (recherche, formation et administration). Laissons les collègues travailler sereinement (pas de "Quality Management Office") !

 

Nous sommes encore des collègues !

Réduire la brutalité des relations de travail :

  • Prévenir les risques psycho-sociaux dans chaque rouage de notre organisation et traiter les cas avérés (harcèlement, discrimination...) sans les étouffer.

  • Appliquer réellement nos engagements pour l’égalité Femmes-Hommes.

  • Veiller à ce qu'aucun enseignant-chercheur ou chercheur ne se retrouve exclu de l'activité d'enseignement ou de recherche et qu'aucun BIATSS ne se retrouve placardisé.

Servir et non se servir

Nous voulons une université de Service Public et ce n'est pas un gros mot !

 

Les étudiants ne sont pas des clients

  • Des diplômes nationaux avec les mêmes frais d'inscription modiques pour tous les étudiants y compris étrangers, pas de "bachelors" (formations initiales à des tarifs prohibitifs).

  • Aux questionnaires de satisfaction client, préférons un dialogue avec les étudiants.

 

Connecté au monde socio-économique mais pas dépendant 

  • On ne peut raisonner uniquement en "employabilité", "chaires industrielles"... Les étudiants ne sont pas non plus des produits !

  • Ethique et transparence dans nos relations avec les entreprises en formation et en recherche. 

 

Le numérique à outrance… pour quel service rendu ?

  • "Innovant" et "numérique" ne signifient pas nécessairement "meilleur". Ces concepts doivent être questionnés : quelle efficacité ? Quelle conception de la formation véhiculent-ils ? 

  • La dématérialisation à outrance dans les services et les composantes… pour quel service rendu ? 

  • Notre priorité : de vraies personnes (BIATSS et enseignants-chercheurs) devant les étudiants et les collègues, plutôt que des logiciels.

 

Vive la fonction publique !

  • Améliorer la situation des précaires (salaires dus à la date due, …).

  • Privilégier l’emploi fonctionnaire, améliorer les droits de tous.

  • Restaurer la déontologie dans les rémunérations : fin des contractuels de luxe et de la politique indemnitaire dite “d'intéressement” (possibilité de se verser des primes sur le budget d'un contrat).

  • Mise en place d'un vrai plan pluriannuel de formation du personnel en activant les droits existants notamment en utilisant les crédits Idex.