• maximiliencazayous

La Drive à la dérive

Lettre envoyée par le collectif DRIVE Paris Diderot ( Direction de la Recherche, de l’Innovation, de la Valorisation et des Ecoles doctorales) représentant plus de 80% des personnels de la DRIVE hors Service de la formation doctorale à la Présidence de l’Université Paris Diderot et de l’Université de Paris, aux membres du CA et au Sénat de l’Université de Paris, à la DRH de Paris Diderot, au DGS de l’Université de Paris, à la DGS de Paris Diderot, au CT et CHSCT.


Mesdames, Messieurs, Cher(e)s collègues,


Nous tenons à nous exprimer collectivement sur la situation de la DRIVE (Direction de la Recherche, de l’Innovation, de la Valorisation et des Ecoles doctorales) de l’Université Paris Diderot dans le cadre de la fusion.

Nous sommes toutes et tous engagés dans l’administration de la recherche avec nos profils respectifs. Notre sens du service public nous a conduits à être solidaires avec les décisions des réorganisations successives de notre Direction depuis 2012. Malgré ce contexte mouvant, nous nous efforçons au quotidien d’apporter un accompagnement de qualité aux chercheurs et aux autres services. C’est dans cet esprit que depuis mars 2019 les personnels de la DRIVE ont activement participé aux chantiers de la future Université de Paris.

Le projet d’organigramme de la future DRIVE a été présenté en juillet 2019 par la Directrice préfiguratrice de la Direction générale déléguée Recherche, International, Valorisation, Ecoles doctorales de l’Université de Paris, sans en expliciter les motivations et les choix. Cette organisation ne tient pas compte des travaux effectués dans les chantiers de fusion qui ont beaucoup mobilisé les agents. Malgré la volonté affichée de co-construction, ce projet d’organigramme n’est pas le fruit d’une véritable concertation avec les agents.

A la lecture de cet organigramme, nous partageons le constat :

  • D’un déclassement hiérarchique et de nos missions

  • De la réduction du périmètre de nos activités

  • De l’absence de prise en considération de nos compétences, de notre expertise et de notre charge de travail

  • D’un manque de légitimité de certains encadrants

  • D’un risque d’isolement thématique et/ou fonctionnel

Des pratiques managériales douteuses ont affaibli les agents et créé de la souffrance au travail. Par exemple, au cours de certaines réunions relatives à la fusion, les agents ont été qualifiés d’« interchangeables ». Certains agents ont aujourd’hui le sentiment d’être poussés à partir, d’autres ne trouvent plus leur place.

Aujourd’hui, nous regrettons un manque de vision pour la nouvelle DRIVE et de discernement sur les activités et la volumétrie des services. Ainsi, il nous semble que l’organisation proposée ne répond pas à l’objectif de mieux servir  la recherche d’une université de rang international.

La DRIVE est une direction à l’interface entre l’administration, les laboratoires, la gouvernance ainsi que les partenaires du monde socio-économique. Ainsi, pour être performante, l’administration de la recherche doit être construite avec les parties prenantes, en particulier les élus, les enseignants-chercheurs et chercheurs qui sont directement bénéficiaires de notre activité, mais aussi les personnels de la DRIVE.

Nous sommes aujourd’hui prêts à nous engager dans une véritable co-construction associant tous les acteurs de recherche de l’université. Pour bâtir l’Université de Paris, université internationale de recherche intensive, il est nécessaire de construire ensemble une DRIVE excellente, porteuse des valeurs de transversalité et de dialogue essentielles à sa pérennité et à son efficacité.



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